Le commerce veut zéro rupture. La banque veut moins de stock. Entre les deux, la plupart des PME « achètent » leur taux de service en empilant du stock de sécurité — jusqu'au jour où la trésorerie dit stop. Ce dilemme n'est pas une fatalité : c'est le symptôme d'un système de prévision-planification qui n'arbitre pas. Douze questions pour savoir où le vôtre en est.
Le réflexeFace à l'imprévisible, le surstock est la réponse par défaut — la plus chère et la moins durable
Le double compteurService et stock se pilotent ensemble ou se dégradent ensemble : un seul des deux mesuré = l'autre dérive
La cause racineDans la grande majorité des cas : promesse déconnectée de la capacité et paramètres de stock jamais revus
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Thème 1 / 4
Prévision
1. Une prévision de vente, même simple, est-elle partagée entre commerce et production/appro ?
Au moins sur les familles majeures et les pics saisonniers — pas dans deux fichiers Excel rivaux.
2. La fiabilité de cette prévision est-elle mesurée a posteriori ?
Écart prévu/réalisé par famille. Sans mesure, la prévision reste une opinion.
3. Les événements commerciaux (promos, gros deals, saisonnalité) remontent-ils AVANT d'impacter la charge ?
Le commercial qui signe une grosse affaire prévient-il la planification avant le client ?
Thème 2 / 4
Planification
4. Un plan de production / d'approvisionnement formalisé existe-t-il au-delà de la semaine en cours ?
PIC/PDP même simplifié : un horizon de 2-3 mois glissants suffit pour commencer.
5. Une réunion régulière confronte-t-elle la demande à la capacité réelle ?
Charge vs capacité, goulots identifiés, décisions actées — pas un tour de table.
6. Les délais promis aux clients s'appuient-ils sur ce plan plutôt que sur l'habitude ?
« On dit toujours 3 semaines » n'est pas une promesse, c'est un pari.
Thème 3 / 4
Paramètres de stock
7. Vos stocks de sécurité sont-ils calculés (et non hérités) ?
Basés sur la variabilité réelle de la demande et des délais fournisseurs — pas « on a toujours mis 2 semaines ».
8. Points de commande, tailles de lot et minimums ont-ils été revus depuis moins d'un an ?
Des paramètres figés planifient l'entreprise d'il y a trois ans.
9. Les stocks sont-ils différenciés par classe (ABC) plutôt qu'uniformes ?
Protéger fort les 20 % de références qui font le service, alléger le reste.
Thème 4 / 4
Arbitrages
10. Un rituel hebdomadaire arbitre-t-il commandes en risque et priorités ?
Mêmes participants, décisions actées, 45 minutes — le moteur du système.
11. Service ET stock sont-ils suivis ensemble, sur le même tableau de bord ?
Taux OTIF + couverture de stock + rotation : le duo qui empêche de déshabiller l'un pour l'autre.
12. Les arbitrages difficiles (prioriser un client, décaler une série) suivent-ils une règle plutôt que le volume sonore ?
Engagements les plus anciens et clients sous pénalités d'abord.
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